LA DESCRIPTION ET LE PORTRAIT

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I- LA DESCRIPTION :

1- Définition :

LA DESCRIPTION ET LE PORTRAIT

Décrire, c’est dire ce que l’on voit, ce que l’on observe. Il s’agit donc de bien regarder pour bien se souvenir de ce que l’on va décrire. On peut faire la description d’un paysage, d’un objet, d’un lieu…

Pour décrire, les différents organes de sens sont parfois nécessaires : la vue (c’est ce qui permet de voir, donc les yeux), l’odorat (c’est ce qui permet de sentir, donc le nez), l’ouïe (c’est ce qui permet d’entendre, donc les oreilles), le toucher (c’est ce qui permet de percevoir quelque chose par contact ou palpation, donc les mains, les pieds, etc.), le goût (c’est ce qui permet de percevoir les saveurs, donc la langue).

2-Les outils de la langue :

La description doit mettre en valeur certains points importants et pour cela, le vocabulaire utilisé doit être précis et doit être lié au lexique de la perception à travers les cinq sens.

Egalement pour mieux caractériser ce qu’on décrit, pour donner plus d’informations, on utilise beaucoup d’expansions du nom : des adjectifs qualificatifs en fonction d’épithètes (directement liées au nom ou en être séparées, donc détachées), des groupes nominaux prépositionnels (introduits par une préposition) en fonction de compléments du nom, des subordonnées relatives…

3 – Le temps utilisé :

La description se fait souvent à l’imparfait, au présent ou au passé composé de l’indicatif.

4 -L’intention de l’auteur :

Si la description est placée dans un texte narratif, il faut observer la progression et les mots utilisés pour connaître l’intention de l’auteur : veut-il valoriser ce qu’il montre, le critiquer, etc… ? Que veut-il souligner de particulier ? Quelle est l’utilité de la description dans la narration ?

Exemple de description : Cette salle, entièrement boisée, fut jadis peinte en une couleur indistincte aujourd’hui. […] Elle est plaquée de buffets gluants sur lesquels sont des carafes échancrées, ternies. […] Vous y verriez un baromètre…qui sort quand il pleut , des gravures exécrables qui ôtent l’appétit, toutes encadrées en bois noir verni a filets dorés ; un cartel en écaille incrustée de cuivre ; un poêle vert, des quinquets d’Argand où la poussière se combine avec l’huile, une longue table couverte en toile cirée en grasse pour qu’un facétieux externe y écrive son nom en se servant de son doigt…., des chaises estropiées, de petites paillassons piteux en sparterie qui se déroule toujours sans perdre jamais, puis des chaufferettes misérables à trous cassés, à charnières défaites, dont le bois se carbonise. (Honoré de Balzac, Le Père Goriot)
–  L’organisation de cette description :

La description commence par « Cette salle », ce qui montre qu’il s’agit d’une présentation d’ensemble, globale. Celui qui décrit évoque ensuite un mobilier et d’autres objets nombreux et variés qui sont énumérés comme au hasard de leur découverte et décrits avec précision dans leur délabrement et leur vieillesse.

–  Les organes de sens :

A la lecture du texte, l’attention est attirée par l’importance accordée à ce qui est visuel (« Vous y verriez »): il est invité à « voir » un intérieur dans sa composition (meubles, objets) mais aussi à constater, visuellement, à quel point tout est délabré et crasseux.

Autre organe de sens utilisé : le toucher, à travers l’adjectif « gluants ». En effet, on ne peut constater ce qui est collant et visqueux qu’en le touchant.

–  Le vocabulaire :

Le narrateur utilise aussi des adjectifs exprimant la destruction : « vieux, crevassé, pourri, tremblant, rongé, manchot, borgne, invalide, expirant ». Certains de ces adjectifs contiennent des figures de style ; la personnification et la métaphore. En effet « vieux »,

« tremblant », « manchot », « borgne », « invalide », « expirant » font penser à un être humain (personnification).

– L’intention de l’auteur : qui voit et qui juge :

Le narrateur semble tout savoir des lieux et pouvoir expliquer les raisons de ce délabrement pitoyable.

II- LE PORTRAIT :

Quand on fait la description d’un être vivant (être humain ou animal), on parle alors de portrait. On peut faire le portrait physique (l’extérieur) et/ou son portrait moral (les traits de caractère, la personnalité). On peut aussi faire son portrait en action.

1- Le portrait physique :

a – Aspect général :

On peut commencer par évoquer l’âge de la personne (adolescent, jeune, vieux…), puis la taille (courtaud, trapu, haut…), ensuite la masse (mince, gros, ventru, obèse, corpulent…), enfin l’attitude (leste, souple, gracieux, prompt…).

b – Le visage :

Le choix de quelques détails caractéristiques de la physionomie du personnage permet

d’annoncer son portrait moral :

c – Les membres :

2- Le portrait moral :

Le caractère ou la situation sociale d’une personne sont le plus souvent suggérés par le geste, l’expression du visage, la façon de parler, une occupation habituelle, un acte exemplaire, etc. Mais en faisant le portrait moral, on peut aussi parler

Le portrait moral du personnage peut aussi être saisi à travers son portrait en action, c’est- à-dire sa présentation en train d’agir qui peut éclairer sur son caractère.

Exemple de portrait moral : « Serigne Fall était de ces éternels talibés gravitant de loin autour de nos vrais marabouts, de nos grands marabouts. Ne connaissant ni khala, ni kassirane, presque souvent guère plus de cinq ou sept sourates en plus de la Fatiha, abondamment nourris de bida, ils se disent à leur tour marabouts auprès du profane crédule, et, « sans bucher ni tailler », veulent vivre et mener grand train, payant le gite et la vêture, le boire et le manger en prières ; en prières marmonnées intelligiblement (et pour cause) et en salive copieusement aspergée sur les mains tendues des grandes personnes et sur le crane tondu et teigneux des enfants. Nous les appelions « petits serignes », vous les qualifiez maintenant de

« grands fainéants ». L’esp

« Serigne Fall était de ces éternels talibés gravitant de loin autour de nos vrais marabouts, de nos grands marabouts. Ne connaissant ni khala, ni kassirane, presque souvent guère plus de cinq ou sept sourates en plus de la Fatiha, abondamment nourris de bida, ils se disent à leur tour marabouts auprès du profane crédule, et, « sans bucher ni tailler », veulent vivre et mener grand train, payant le gite et la vêture, le boire et le manger en prières ; en prières marmonnées intelligiblement (et pour cause) et en salive copieusement aspergée sur les mains tendues des grandes personnes et sur le crane tondu et teigneux des enfants. Nous les appelions « petits serignes », vous les qualifiez maintenant de

« grands fainéants ». L’espèce est toujours la même : pleine de fausse onction et insinuante, parasite-type, inconstante et vagabonde. »

Birago Diop, « Le prétexte », Les nouveaux contes d’Amadou Koumba)

èce est toujours la même : pleine de fausse onction et insinuante, parasite-type, inconstante et vagabonde. »

Birago Diop, « Le prétexte », Les nouveaux contes d’Amadou Koumba)

C’est un des portrait qui illustre bien les les traits de caractère d’un personnage. Celui-ci y est plus décrit sur le plan intérieur qu’extérieur, donc plus moralement que physiquement. L’auteur veut montrer que Serigne Fall représente cette catégorie de faux marabouts qui se soucient plus de se faire remarquer, qui ne connaissent rien du coran. Ce n’est donc pas le personnage de Serigne Fall qui importe ici mais ce qu’il représente que l’auteur dénonce.

3 – Les activités :

Après avoir tracé le portrait physique en choisissant les éléments particuliers du personnage, on peut aussi parler des occupations de ce dernier : il est « vétérinaire réputé, « chômeur invétéré », « architecte bien connu », « juge célèbre », « médecin généraliste », « grand fermier », etc.

4- Quelques conseils pour faire un bon portrait :

EXEMPLES
  • Elle a les yeux d’une (métaphore) /
  • Son cou était aussi gracieux et aussi svelte que celui d’une (comparaison)
EXEMPLES – Mon grand-père était serviable et souple dans ses gestes ; cela ne cachait pas pour autant sa rigueur et son intransigeance quand il s’agit de dire la vérité.
EXEMPLE :
  • – Les travaux des champs avaient rendu les mains de mon grand-père dures comme du roc.

EXEMPLE :

– Mon grand-père était un grand homme, d’une taille élancée et d’un buste robuste.

EXEMPLE

– Qu’il était droit et intègre, mon grand-père, cet homme à la vie riche d’enseignements !

EXEMPLE

Malgré son âge, mon grand-père retournait la terre avec la charrue ; il haletait de temps en temps mais restait toujours droit.

EXEMPLE

– Ce grand homme que fut mon grand-père m’inspire encore dans mes choix et mes convictions par la vie exemplaire qu’il a menée.

 

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