LE VERBE : Classement – mode et temps

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I-LE CLASSEMENT DES VERBES :

 

 

LE CLASSEMENT DES VERBES :Les verbes sont traditionnellement classés en 3 groupes :

II  – MODES ET TEMPS DU VERBE :

Les modes représentent la manière dont l’action exprimée par le verbe est conçue et présentée. L’action peut être mise en doute, affirmée comme réelle, éventuelle, etc.

Quelle que soit sa voix (active, passive ou pronominale) un verbe a sept modes possibles.

– le subjonctif présente l’action comme désirée, envisagée ou douteuse;

l’infinitif dit, sans plus, ce qu’est cette action;

L’indicatif, le conditionnel, l’impératif et le subjonctif sont des modes personnels parce qu’ils se conjuguent à différentes personnes.

Les verbes se conjuguent à ces différents modes et, dans chacun de ces modes, à différents temps. L’infinitif, le gérondif et le participe n’ont pas de personnes : ce sont des modes impersonnels.

1  – Le mode indicatif :

Le mode indicatif présente l’action comme un fait certain, comme une constatation, dans le présent, dans le passé ou dans l’avenir, par l’affirmation ou par la négation.

Exemples : Je répare la chaise. (action certaine)

Elle ira à Dakar demain. (action considérée comme certaine)

J’ai réussi à mon examen. (action certaine)

C’est aussi le mode des phrases interrogatives ainsi que des phrases exclamatives. Exemples : Quand reviendra-t-il ?

Comme elle parle bien !

Ce mode compte huit temps (quatre temps simples et autant de temps composés : un temps du présent, cinq temps du passé, deux temps du futur).

Ø Le présent :

Exemple : Je lui prête mon stylo.

Exemple : La parole se suspend, mais la vie, elle, ne se suspend pas. (C. A. Kane, L’aventure ambiguë)

Exemples : – Je le quitte à l’instant. (passé proche)

J’arrive dans cinq minutes. (futur proche)

Exemple : Le train s’arrêta. Je profitai de ce moment pour le contempler. C’était une belle invention, une locomotive armée de roues géantes, qui roulent sur des rails, dans son ventre un perpétuel brasier qui dégage par la cheminée fumée et étincelles. (Jean Ikelle-Matiba, Cette Afrique-là)

Ø Les temps du passé :
·       L’imparfait :

Exemple : Certains soirs, la compagnie se réunissait chez Abdoulaye. On parlait amour, on exposait ses idées sociales. (Ousmane Socé Diop, Karim)

Exemple : A droite, du côté de la mer, les nuages poussaient et rapprochaient horizon et maisons. A gauche, les gratte-ciels du quartier des Blancs provoquaient d’autres nuages qui s’assemblaient et gonflaient une partie du ciel. (Ahmadou Kourouma, Les soleils des indépendances)

Exemple : Les fidèles indigènes se levaient, s’agenouillaient, se relevaient, s’asseyaient pour se relever

à la cadence du bruit sourd des paumes. (Ferdinand Oyono, Une vie de boy)

C’est le temps des actions dans les récits au passé.

Exemple : Le garde le traîna à terre jusqu’à une rigole et là, il lui enfonça la tête dans l’eau. (Ferdinand Oyono, Le vieux nègre et la médaille)

Il traduit des faits dans leur succession.

Exemple : Fama se commanda de continuer et traversa la rue. […] Il évita deux taxis, tourna à droite, contourna un carré, déboucha sur le trottoir de l’avenue centrale et se mêla à la foule coulant vers le marché. (Ahmadou Kourouma, Les soleils des indépendances)

Il exprime un fait achevé au moment où l’on parle mais que l’on considère comme ayant un lien avec le présent, soit que le fait ait eu lieu dans une période récente soit qu’il ait des conséquences dans le présent.

Exemples : – Il a fini de manger. /– Aujourd’hui 5 janvier, je suis parti de Dakar à sept heures du matin.

Exemple : De la fenêtre venait une odeur de foin frais car on avait tondu les gazons dans la journée.

Exemple : Au bout d’un quart d’heure, il était trempé, couvert de sueur lui-même. (Emile Zola, Germinal)

Il exprime un fait accompli par rapport à un autre fait passé exprimé au passé simple. Exemple : A peine eut-il décidé ce voyage que son humeur changea.

Ø Les temps du futur :

2  – Le mode subjonctif :

Au mode subjonctif, le verbe indique que l’on veut, que l’on craint, que l’on souhaite, que l’on doute, que l’on regrette, etc. que l’action se fasse.

Le mode subjonctif présente donc l’action comme une éventualité, une hypothèse ou une supposition. Exemple : Il faut que je réussisse cette épreuve. (la réussite n’est pas acquise ; c’est une éventualité)

Au contraire de l’indicatif, le subjonctif dispose de moyens limités pour exprimer le temps : quatre temps, mais deux seulement utilisés dans la langue courante.

Ø Le présent du subjonctif :

Exemple : Je doute qu’il réussisse.

Ø Le passé du subjonctif :

Il exprime, dans une proposition subordonnée, un fait antérieur au fait principal. Exemple : Je souhaite qu’il ait réussi.

Ø L’imparfait du subjonctif :

Il s’emploie dans la proposition subordonnée complément d’un verbe principal au passé au nom de la règle de concordance des temps.

Exemple : Je craignais qu’il partît seul.

Ø Le plus-que-parfait du subjonctif :

Il s’emploie dans les mêmes conditions, pour exprimer un fait antérieur au fait principal, lui-même au passé.

Exemple : Je regrettais qu’il fût parti de si bonne heure.

N.B.: La langue courante admet le présent ou le passé du subjonctif après un verbe au passé. Exemples : Je craignais qu’il parte seul. / Je regrettais qu’il soit parti.

3  – Le mode conditionnel :

Au mode conditionnel, le verbe indique que l’action est possible à une condition. Exemple : Si j’étais plus riche, je quitterais cet emploi. [à condition d’être plus riche]

Ø Le présent du conditionnel :

Exemples : – Il dit qu’il viendra → Il disait qu’il viendrait.

– Je pense qu’il aura fini → Je pensais qu’il aurait fini.

Ø Le passé du conditionnel :

Il exprime dans le passé les mêmes valeurs que le conditionnel présent dans le présent ou le futur. Exemple : Il aurait pu avoir la meilleure note.

4  – Le mode impératif :

Exemple :

Eléphant de Mbissel, entends ma prière pieuse.

Donne-moi la science fervente des docteurs de Tombouctou. (Léopold S. Senghor, Chants d’ombre)

Exemples : Marche, marchons, marchez. / Prends, prenons, prenez.

5  – Le mode infinitif :

L’infinitif indique l’action ou l’état, sans mentionner la personne ou le nombre.

Ø L’infinitif présent :

Le temps qu’on appelle l’infinitif présent est en fait le nom du verbe. Il peut être :

Exemple : Partir est tout ce qu’il veut.

Exemple : Sa décision est de partir.

Il a le désir de partir.

Exemple : Il parle de partir tout de suite.

Exemple : Il n’y a que deux options : prendre l’autobus ou marcher !

Ø L’infinitif passé :

L’infinitif passé exprime une action antérieure à celle du verbe principal. Exemples :

Je suis content d’avoir vu ce film et d’être resté jusqu’à la fin.

6  – Le mode participe :

Le participe est, à certains moments, une forme verbale qui admet les compléments d’objet et les compléments circonstanciels et à d’autres moments une forme adjective qui peut servir d’épithète ou d’attribut et subir les variations en genre et en nombre.

Ø Le participe présent :

Exemple : Je l’ai vu faisant la cuisine.

Ø L’adjectif verbal :

Comme forme adjective, le participe présent s’appelle un adjectif verbal et il est alors simple épithète ou attribut.

Exemples : Il m’a touché de sa main tremblante. (épithète) / Cette histoire est intéressante. (attribut du sujet)

Ø Le gérondif :

La forme en -ant précédée de en s’appelle un gérondif.

Exemples : Il est entré en chantant. / Elle s’est blessée en ouvrant cette porte.

Ø Le gérondif et le participe présent :

Le gérondif a le même sujet que le verbe qu’il complète alors que le participe présent est relié au nom ou pronom le plus rapproché.

Exemples :

Je lui ai parlé en revenant de l’université. (gérondif car c’est « je », le sujet de « ai parlé », qui revient)

– Je l’ai vu revenant de l’université. (participe présent car c’est le complément d’objet direct « l’ », et non le sujet « je », qui revient de l’université)

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