ETUDE DES CIVILISATIONS:1re Partie : LES CIVILISATIONS NEGRO-AFRICAINES

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 ETUDE DES CIVILISATIONS

Les civilisations de l‘Afrique noire: Le terme civilisation — dérivé indirectement du latin civis signifiant « citoyen » par l’intermédiaire de « civil » et « civiliser » — a été utilisé de différentes manières au cours de l’histoire. Il a en français trois grandes acceptions :

l’état auquel sont parvenues quelques cultures dans l’histoire de l’humanité. Cette acceptation est dans la lignée directe des théories évolutionnistes du XIXe siècle, réfutées depuis au bénéfice de théories plus neutres.

I.LES CIVILISATIONS NEGRO-AFRICAINES

Il s‘agit ici des civilisations de l‘Afrique noire, disséminées dans la zone intertropicale. Il s‘y est développé des civilisations originales : « L‘Afrique est une boîte à conserve des anciennes civilisations ». Par cette affirmation, l‘historien allemand Frobenius faisait allusion à cette coexistence de couches culturelles qui présentent en leur sein des éléments témoignant d‘anciennes influences. Mais ces civilisations n‘ont pas su résister au phénomène colonial.

1-  LES CONDITIONS GEOGRAPHIQUES

Elles sont relativement peu favorables. Elles ont façonné l‘implantation humaine et déterminent des genres de vie. Le rôle du relief est peu important ; c‘est surtout le climat qui est prédominant. La zone intertropicale où le trait essentiel est la chaleur (+20° en moyenne) est la plus accueillante à l‘homme. Dans les forêts équatoriales, l‘atmosphère est insalubre, les sols médiocres, pullulent des microbes, la vie est au ralenti.

2-  LA FORMATION DU PEUPLEMENT

La présence humaine remonte à la préhistoire. C‘est le berceau de l‘humanité. L‘origine des populations est encore très mal connue. Certaines populations primitives subsistent encore tels que les Pygmées, les Hottentots et les Bochimans. Les vagues successives des migrations partiront du Nil supérieur vers l‘Ouest et le Sud dans les zones alors humides du Sahara et de la Mauritanie. Ces migrations sont à la source d‘une extrême complexité ethnique surtout dans les zones de passage.

On peut distinguer cinq sous-races noires : les guinéens, types moyens, les soudanais plus grands, les nilotiques, les congolais petits, les sud africains de coloration moins marquée (Zoulous). A ceux- ci s‘ajoutent les peuples métissés : Ethiopiens et Peuls.

La diversité linguistique est très importante : seize familles principales de langues, 700 dialectes environ au total.

3- LES GENRES DE VIE ET LES TECHNIQUES

Il existe une répartition des activités techniques suivant le sexe. La femme ne travaille jamais le fer, les métaux précieux, le bois. Mais les deux sexes se partagent le travail de l‘argile, des matières colorantes et de la laine.

4- L’ORGANISATION SOCIALE POLITIQUE, ECONOMIQUE,    RELIGIEUSE   ET ARTISTIQUE

Dans les sociétés africaines, le créateur exprime le consensus profond du groupe. Il traduit le sentiment commun du groupe surtout dans la sculpture et la décoration.

5- EVOLUTION DU MONDE NEGRO-AFRICAIN

a-Ŕ L’IMPACT DE L’ISLAM

Dès les premiers siècles de son expansion, l‘Islam a investi l‘Afrique noire par l‘infiltration pacifique des caravaniers commerçants et aussi par l‘action conquérante des confréries guerrières ou maraboutiques.

En Afrique Occidentale par exemple, le mouvement almoravide a aidé au XIe siècle à la propagation de l‘Islam puis suit la phase pacifique des empires du Ghana, du Mali, du Songhaï,

ensuite vient la phase conquérante du XIXe siècle avec les peuls et les toucouleurs, enfin la phase pacifique du début du XXe siècle animée par des marabouts ou Cheikh confrériques ayant une ascendance morale et spirituelle sur les adeptes. Les principales confréries sont la Qadriya, la Tidjania, le Mouridisme, le Hamallisme (Mali).

La simplicité du message (la Shahada, les 5 prières quotidiennes, le jeûne, la zakat, le pèlerinage), sa morale accommodante avec les coutumes africaines (polygamie, circoncision, rôle du marabout en tant que directeur de conscience) expliquent le succès en Afrique. L‘Islam a introduit la culture et le tissage du coton, condamné l‘usage de la viande de porc, de boire du vin, favorisé l‘élevage du mouton, le trafic de la cola. Sur le plan social, l‘Islam va contribuer à combattre l‘existence de castes, à prôner la solidarité mutuelle (Zakat). Sur le plan politique, on notera l‘apparition de théocraties où l‘Almamy concentre entre ses mains le pouvoir temporel et spirituel. Des pratiques tirées de la constitution coutumière (matriarcat, héritage, problèmes de ménage etc.)

b-Ŕ L’IMPACT DE DU CHRISTIANISME ET DE LA COLONISATION

L‘influence du christianisme est surtout visible au sein des populations urbanisées. Il fait dire que son impact se confond avec celui de la colonisation. Le rattachement de l‘économie africaine à celle de l‘Europe au XIXe et XXe siècle a eu de multiples conséquences :

La détérioration des termes de l’échange : les pays anciennement colonisés fournissent au marché mondial des produits de base dont les cours varient énormément et les prix très bas en raison de la surproduction alors qu‘ils achètent des produits manufacturés de plus en plus

CONCLUSION: 

Les civilisations négro-africaines ont été largement entamées au nord par l‘influence de l‘Islam depuis le XIe siècle et par celle de l‘occident depuis la fin du XIXe siècle. Malgré les assauts répétés de la civilisation occidentale par le biais des médias, les civilisations négro-africaines connaissent un regain de vitalité et d‘intérêt par le souci de préservation par les populations africaines de leurs valeurs de civilisation, leur identité culturelle.

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